7 septembre 2020

Plan de relance : les dispositions en matière d’emploi et de formation

► Dévoilé par le Premier ministre le 3 septembre dernier, le plan « France Relance » est doté d’un budget de 100 milliards d’euros pour le pilier « emploi-formation-compétences », intégré dans le  volet « cohésion sociale et territoriale » du plan.

Trois chantiers sont mis en avant :

  • le plan jeune : pour aider les jeunes arrivant sur le marché du travail en septembre, le Gouvernement a construit un plan de 6,5 milliards d’euros destiné à l’emploi des jeunes. Le plan #1jeune1solution, lancé le 23 juillet 2020 dernier, vise à offrir une solution à chaque jeune. Il comprend notamment la prime à l’embauche de 4 000 euros (1 000 euros par trimestre) pour les entreprises, l’aide exceptionnelle de 5 000 à 8 000 euros en faveur de l’apprentissage et des contrats de professionnalisation ou encore le soutien à l’emploi des personnes en situation de handicap. Le plan met également en avant les formations vers les secteurs d'avenir ;
  • l'activité partielle longue durée (ALPD) et le FNE-formation : l’activité partielle de longue durée devrait permettre de préserver 300 000 emplois en 2021 selon les prévisions du Gouvernement. La ministre du Travail parle ainsi d’un « bouclier anti-licenciement » pour éviter aux entreprises touchées par une baisse d’activité de se séparer des salariés et des compétences dont elles auront besoin au moment de la relance. Pour rappel, l’ALPD est un dispositif de soutien à l’activité économique qui offre la possibilité à une entreprise - confrontée à une réduction durable de son activité - de diminuer l’horaire de travail de ses salariés, et de recevoir pour les heures non travaillées une allocation en contrepartie d’engagements, notamment en matière de maintien en emploi (lire Numéro Lexbase : N4293BYN). À noter que les salariés en activité partielle pourront être formés grâce au FNE-formation, dont le budget est de 1 milliard d’euros pour 2020-2021 ;
  • l’investissement dans les compétences : le Gouvernement met l'accent sur les formations. Le plan ajoute ainsi 110 millions d'euros au CPF de transition professionnelle, un dispositif mis en place le 1er janvier 2019 et destiné aux salariés qui souhaitent changer de profession. Le Gouvernement investit également 270 millions d’euros supplémentaires dans le dispositif de reconversion et de promotion par l’alternance, dénommée « Pro A ». Par ailleurs, afin d'inciter les chômeurs à suivre une formation professionnelle, une enveloppe de 100 millions d'euros est prévue pour revaloriser la rémunération des demandeurs d’emploi en formation. Enfin, le Gouvernement prévoit 300 millions d'euros pour aider les organismes de formation à davantage numériser les services, à se restructurer ou encore à améliorer leurs plateaux techniques.


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